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Service Sismologique Suisse (SED)

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l'ETH de Zurich est l’institution fédérale compétente en matière de tremblements de terre. Ses activités sont intégrées dans le programme de mesures pour la mitigation des séismes de la Confédération.

Séismes ressentis en Suisse

Heure locale
Mag.
Localité
Ressenti?
2019-05-26 10:25 0.7 Sargans SG Légèrement ressenti
2019-05-26 08:03 2.3 Tirano I Probablement pas ressenti

Séismes récents

Heure locale
Magnitude
Localité
2019-05-27 03:57 1.3 Colmar F
2019-05-27 03:57 0.3 Colmar F
2019-05-26 22:20 0.6 Sargans SG
2019-05-26 10:25 0.7 Sargans SG

Compteur de séismes Suisse

depuis
01.01.2019 
000

Séismes récents magnitude 4.5 ou supérieure

Heure UTC
Magnitude
Localité
2019-05-27 02:11:20 4.6 Finland
2019-05-26 12:07:11 4.6 WESTERN TURKEY
2019-05-25 18:26:37 4.5 Iran-Iraq border region
2019-05-24 22:34:05 4.5 Eastern Caucasus
2019-05-21 08:58:20 4.7 Southern Greece
2019-05-15 16:53:46 4.8 Eastern Mediterranean Sea
2019-05-15 10:54:43 4.6 Southern Greece
2019-05-14 15:07:55 4.5 Ionian Sea
2019-05-13 21:27:32 4.5 Southern Greece
2019-05-13 16:57:16 4.9 Southern Greece
2019-05-13 15:31:25 4.5 SOUTHERN GREECE
2019-05-11 10:28:59 5.3 IRAN-IRAQ BORDER REGION
2019-04-29 18:02:43 4.6 Turkey

Séismes récents magnitude 6 ou supérieure

Heure UTC
Magnitude
Localité
2019-05-26 07:41:14 8.0 Northern Peru
2019-05-23 08:45:18 6.1 Andreanof Islands, Aleutian Islands, United States
2019-05-19 14:56:50 6.2 Southeast of Loyalty Islands
2019-05-19 01:24:08 6.0 Vanuatu Islands
2019-05-19 01:23:29 6.3 Southeast of Loyalty Islands
2019-05-14 12:58:26 7.5 New Britain, Papua New Guinea, region
2019-05-12 19:24:50 6.1 Panama-Costa Rica border region
2019-05-09 23:48:42 6.1 Kyushu, Japan
ACTUALITÉS

24/05/2019

Séismes et géothermie : l’enseignement de Pohang

Séismes et géothermie : l’enseignement de Pohang

En novembre 2017, un tremblement de terre de magnitude 5.5 a secoué la ville de Pohang en Corée du Sud. Le bilan : plus de 100 blessés et des dommages à hauteur de 300 millions de dollars. Il a été rapidement supposé qu’un projet de géothermie à proximité aurait pu déclencher le séisme. Deux études scientifiques renforcent ce soupçon, dont une rédigée par les collaborateurs du Service Sismologique Suisse (SED) à l’ETH Zurich (voir l’article des Actualités du 26/04/2018). En conséquence, le gouvernement coréen a mis en place une commission internationale d’experts, à laquelle a participé entre autres le Prof. Domenico Giardini de l’ETH Zurich. Dans son rapport de synthèse publié récemment, la commission confirme la responsabilité du projet de géothermie dans ce séisme dévastateur.

La commission d’experts a étudié pour ceci les conditions de contraintes tectoniques, la géologie locale, la sismicité induite, les données de forage ainsi que celles des stimulations hydrauliques. Le projet de Pohang prévoyait la mise en place d’un échangeur de chaleur de 4 à 5 kilomètres de profondeur dans la roche cristalline. Un projet pétrothermal de ce type était également prévu à Bâle en 2006. A cette fin, un fluide est pompé sous haute pression dans le sous-sol, ce qui déclenche comme on peut s’y attendre de multiples petits séismes. À Pohang ces injections ont stimulé régulièrement des séismes dans une zone de failles inconnue auparavant, sans que les exploitants ne le remarquent. Cette faille, manifestement sous contrainte tectonique, a été alors affaiblie jusqu’à ce que le tremblement de terre de magnitude 5.5 se déclenche. La relation causale étant dès lors établie, la commission d’experts se demande quels enseignements tirer de cet évènement.

La commission d’experts n’accorde pas de satisfecit au projet : a posteriori, des lacunes ont été constatées durant toutes ses phases. Avant le démarrage des travaux, les études géologiques avaient montré que certaines failles étaient précontraintes de manière critique. Ces conditions auraient dû conduire à une adaptation de l’évaluation des risques en raison de la proximité d’une ville de taille moyenne et d’un port industriel important. Ensuite, les premières stimulations ont commencé au forage PX-2. Les rapports géologiques montrent que de grandes quantités du fluide injecté se sont infiltrées dans le sous-sol. Ceci n’est pas fréquent, et indique que le forage traverse une zone faillée importante, un autre indice alarmant. Ces infiltrations de fluide ont renforcé localement la pression sur la zone faillée et provoqué rapidement de nombreux petits tremblements de terre. Cette sismicité induite accrue n’a pourtant été analysée qu’à la suite du tremblement de terre de magnitude 5.5.

La commission s’est également penchée sur les deux mois qui se sont écoulés entre les dernières stimulations et le séisme dévastateur. À plusieurs reprises, ce décalage a été considéré comme un indice de l’absence de relation entre le projet et le tremblement de terre. Le rapport attire cependant l’attention sur les résultats d’autres projets, qui démontrent que souvent, la sismicité induite ne s’arrête pas avec la fin des stimulations. Pour les projets futurs, la commission recommande d’effectuer au préalable une analyse de risque complète impliquant les autorités et tous les experts concernés, et de l’actualiser constamment. Par ailleurs, il est important de mettre en place un système fiable de surveillance en temps réel, de contrôler et éventuellement de corriger en permanence les processus et la stratégie d’injection, et de mettre par écrit les mesures de réduction des risques afin de les diffuser.

Le canton du Jura a ordonné, peu après le séisme de Pohang, une vérification de l’analyse de risque pour le projet pétrothermal de Haut-Sorne. L’exploitant, Geo Energie Suisse SA, a rédigé un rapport d’expertise à ce sujet, et le SED l’examine désormais sur demande du canton, en tenant compte de tous les enseignements tirés de l’évènement de Pohang. Le SED participe par ailleurs aux travaux de recherche du «Bedretto Underground Laboratory for Geoenergies ». L’ETH Zurich y étudie, en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux, les techniques et procédés éventuels permettant d’utiliser de manière sure, efficace et durable la chaleur terrestre.

 

Article Science « Managing injection-induced seismic risk » (anglais)

Rapport de la commission (coréen et anglais)

Article Science « The November 2017 Mw 5.5 Pohang earthquake: A possible case of induced seismicity in South Korea » (anglais)

15/05/2019

Jeu d’eau sismique

Jeu d’eau sismique

Si vous avez la nostalgie des vagues de la mer, plus besoin de faire de longs voyages. Le jeu d’eau de la fontaine du « Seebad Enge » près de Zurich vous montre en temps réel le comportement des vagues de l’Atlantique, de la Méditerranée ou de la mer Baltique. C’est tout du moins le signal le plus fréquent transmis à la commande de la fontaine par la station sismique du Service Sismologique Suisse sis à l’ETH de Zurich à Degenried près du Dolder. La dynamique de la fontaine change environ toutes les semaines quand une grosse secousse a été enregistrée dans le monde. Avec un peu de chance, on peut même découvrir de petites secousses suisses.

Le réseau sismique suisse constitué de plus de 150 stations est certes conçu pour enregistrer les tremblements de terre mais ses possibilités ne se limitent pas là. Outre les mouvements des vagues, ces appareils de mesure extrêmement sensibles saisissent le bruissement de la forêt, les flux de trafic ou les explosions dans les carrières de pierre. Par défaut, le Service Sismologique Suisse n’évalue les données sismiques enregistrées qu’après des tremblements de terre et des explosions. Pour l’Aquaretum, la fontaine du lac de Zurich, on utilise une petite plage de fréquences du signal disponible qui génère les mouvements harmonieux des jets d’eau.

L’eau est propulsée par douze buses hydrauliques jusqu’à 35 m de haut. L’eau est répartie en quatre groupes de trois. Chaque groupe représente l’accélération, la vitesse et le chemin du signal transmis. Ces trois paramètres constituent aussi la base des évaluations sismologiques.

L’Aquaretum est un cadeau du Zurich Insurance Group à la population et les visteurs de Zurich. Il a été réalisé avec le soutien de Fischer Architekten, de l’artiste du son Andres Bosshard et de Metallatelier.

25/04/2019

Le laboratoire souterrain, où même les plus infimes secousses présentent un intérêt

Dans le Val Bedretto, canton du Tessin, une infrastructure unique de recherches voit le jour : le Bedretto Laboratory for Geoenergies. En collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux, l’ETH Zurich y étudiera des techniques et des procédés qui devraient permettre une exploitation sûre et efficace de la géothermie à long terme. Le Service Sismologique Suisse à l’ETH de Zurich installe dans ce laboratoire souterrain et aux alentours sept stations sismiques supplémentaires. Elles vont permettre d’enregistrer même les plus faibles secousses à proximité du laboratoire.

Le Bedretto Lab sera inauguré le 18 mai 2019. Profitez de cette occasion de visiter le laboratoire souterrain et de pénétrer dans les entrailles des Alpes pour découvrir leur histoire. Devant le portail du tunnel, vous avez par ailleurs la possibilité d’en savoir plus sur les travaux prévus, de répondre à un quiz sur les roches, de suivre l’extraction de carottes ou de faire la connaissance de différents systèmes de mesure.

Vous pouvez vous inscrire ici pour une visite gratuite (en allemend ou italien).

Vous trouverez ici plus d’informations pour accéder au site et en repartir.

Informations sur laboratoire souterrain (en anglais)

23/04/2019

Les premiers séismes potentiels détectés sur Mars

Les premiers séismes potentiels détectés sur Mars

Le 19 décembre 2018, la mission InSight de la NASA a placé sur Mars un sismomètre destiné à enregistrer les « tremblements de Mars » pour mieux connaître les entrailles de la planète. Depuis le tout premier jour, les données collectées sont scrutées en permanence par le Service des tremblements de Mars, dirigé par l’ETH Zurich, et géré par le Service Sismologique Suisse et par le groupe Sismologie et géodynamique. Dans un premier temps, les données ont surtout indiqué la fréquence et l’intensité des diables de poussière, ces tourbillons très courants sur Mars. Déjà, cela a permis de constater que le sismomètre était parfaitement opérationnel. Le 6 avril 2019 (Sol 128, 15h32 temps local sur Mars), des chercheurs de l’ETH en activité au Service des tremblements de Mars ont détecté dans les données la signature d’un séisme potentiel. Il s’agit du premier signal qui paraisse provenir du cœur de Mars, même si sa cause exacte est encore soumise à des investigations scientifiques.

Trois autres signaux d’origine probablement sismique ont été émis le 14 mars, ainsi que les 10 et 11 avril 2019. Ces derniers sont plus ambigus que celui du 6 avril aux yeux de l’équipe InSight, mais ne semblent pas clairement associés à des perturbations atmosphériques ou à d’autres sources de bruit connues. Ils sont plus faibles que celui de l’évènement du 6 avril, et n’ont été détectés que par les capteurs dans les largeurs de bande les plus sensibles. L’équipe va continuer à étudier ces évènements pour tenter d’en déterminer l’origine.

Sur la base de ces premiers enregistrements, les tremblements de Mars semblent se distinguer des tremblements de Terre. Leur ampleur et leur durée prolongée les rendent plus similaires à des séismes enregistrés sur la Lune par le programme Apollo. Alors que sur la Terre, c’est la tectonique des plaques qui provoque les séismes, sur la Lune ce sont le refroidissement et la contraction qui sont responsables. Les processus correspondants sur Mars ne sont pas encore totalement compris. Dans tous les cas, une contrainte se développe progressivement jusqu’à ce qu’elle soit assez forte pour briser la croûte. Les différences de matériaux peuvent faire varier la vitesse des ondes sismiques, ou bien les réfléchir, et l’étude de ces ondes permet aux scientifiques d’en savoir plus sur l’intérieur d’une planète et de modéliser sa formation. Les évènements enregistrés jusqu’ici sont trop faibles pour fournir des données utilisables sur les profondeurs de Mars. Cependant, ils constituent une étape essentielle de la mission InSight, aidant à tester l’efficacité du traitement et de l’analyse des données, tous deux développés à l’ETH de Zurich.

THÈMES

Séismes

Au secours, la terre tremble !

Au secours, la terre tremble !

Les séismes ne peuvent être évités. Cependant il est possible de limiter les dommages éventuels par des moyens relativement simples. Informez-vous du comportement à adopter, pendant et après un fort tremblement de terre.

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Savoir

La Suisse des tremblements de terre

La Suisse des tremblements de terre

En Suisse, il se produit entre 1'000 et 1'500 séismes par an. La population ne ressent effectivement que 10 à 20 séismes par an. Ces derniers présentent en général des magnitudes de 2.5 ou plus. En moyenne à long terme, on observe chaque année 23 séismes d’une magnitude égale ou supérieure à 2.5. Voulez-vous en savoir plus sur les dangers naturels présentant le plus grand potentiel de dommages en Suisse ?

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Alertes

Bien informé en continu

Bien informé en continu

Vous désirez être en permanence au courant ? Vous trouverez ici une vue d'ensemble de l'offre d'informations du Service Sismologique Suisse (SED).

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Savoir

Aléa sismique

Aléa sismique

Les séismes sont en Suisse le danger naturel pouvant provoquer le plus de dommages. Jusqu’à présent, il est impossible de les prédire de façon fiable et de les éviter. Grâce à des recherches intensives cependant, on connaît désormais la fréquence et l’intensité à laquelle la terre pourrait trembler à l’avenir à des endroits précis. Différentes cartes vous permettent de découvrir, par le biais de notre outil en ligne interactif, la probabilité de certains tremblements de terre en Suisse.

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Recherche et enseignement

Domaines de recherche

Domaines de recherche

On nous demande souvent ce que font les collaborateurs du SED lorsque la terre ne tremble pas. La réponse est simple : ils se consacrent à la recherche. On peut souligner différents domaines de recherche, qui décrivent succinctement les activités scientifiques centrales du SED.

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Qui sommes nous

Service Sismologique Suisse (SED)

Service Sismologique Suisse (SED)

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l'ETH de Zurich est l’institution fédérale compétente en matière de tremblements de terre. Le SED est responsable de l’observation et de l’étude des tremblements de terre en Suisse et dans les régions limitrophes. En cas de tremblement de terre, le SED informe le public, les autorités et les médias sur la localisation, la magnitude et les effets possibles. Les activités du SED sont intégrées dans le programme de mesures pour la mitigation des séismes de la Confédération.

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Séismes

Surveillance des séismes

Surveillance des séismes

10 à 20 fois par an, on perçoit, on entend ou on lit que des séismes se produisent en Suisse. La plupart des tremblements de terre enregistrés par le Service Sismologique ne sont cependant pas ressentis par la population. Ils se situent sous la limite de perception et ne peuvent être détectés que par des instruments de mesure sensibles. Le Service Sismologique suisse exploite un réseau de stations de mesure avec plus de 150 stations sismiques réparties sur tout le territoire national.

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Recherche et enseignement

Produits et logiciels

Produits et logiciels

Vous pouvez accéder aux données sismiques et à différents logiciels dans la rubrique Produits.

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