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Service Sismologique Suisse (SED)

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l'ETH de Zurich est l’institution fédérale compétente en matière de tremblements de terre. Ses activités sont intégrées dans le programme de mesures pour la mitigation des séismes de la Confédération.

Séismes ressentis en Suisse

Heure locale
Mag.
Localité
Ressenti?
2019-03-19 03:44 2.7 Spluegen GR Légèrement ressenti
2019-03-15 15:31 3.1 Bourg-Saint-Pierre VS Probablement pas ressenti
2019-03-15 15:21 3.1 Bourg-Saint-Pierre VS Légèrement ressenti
2019-03-13 08:15 2.7 Muellheim D Légèrement ressenti
2019-03-12 21:27 1.8 Friedrichshafen D Probablement pas ressenti

Séismes récents

Heure locale
Magnitude
Localité
2019-03-21 16:37 2.0 Montreux VD
2019-03-21 12:46 1.9 Courmayeur I
2019-03-20 16:56 0.5 Courmayeur I
2019-03-20 08:58 0.2 Sanetschpass VS

Compteur de séismes Suisse

depuis
01.01.2019 
000

Séismes récents magnitude 4.5 ou supérieure

Heure UTC
Magnitude
Localité
2019-03-21 05:51:09 4.6 Turkey
2019-03-20 17:04:14 4.5 Turkey
2019-03-20 09:56:40 5.0 FRANCE
2019-03-20 06:34:29 5.8 WESTERN TURKEY
2019-03-17 11:49:39 4.9 Southern Greece
2019-03-16 08:50:13 4.6 Crete, Greece
2019-03-15 21:54:18 4.8 AEGEAN SEA
2019-03-12 12:06:04 4.6 Iran-Iraq border region
2019-03-07 16:25:39 4.5 Cyprus region
2019-03-05 00:57:17 4.5 JAN MAYEN ISLAND REGION
2019-02-28 20:09:25 4.9 Ionian Sea
2019-02-28 00:17:24 4.6 Iceland region
2019-02-27 05:43:01 4.7 WESTERN IRAN

Séismes récents magnitude 6 ou supérieure

Heure UTC
Magnitude
Localité
2019-03-20 15:23:58 6.3 Vanuatu Islands
2019-03-15 05:03:50 6.3 Central Bolivia
2019-03-10 12:48:00 6.1 D'Entrecasteaux Islands, Papua New Guinea, region
2019-03-10 08:12:25 6.2 Fiji Islands region
2019-03-08 15:06:16 6.0 Philippine Islands region
2019-03-06 15:46:14 6.4 South of Kermadec Islands
2019-03-02 03:22:52 6.0 Off southeast coast of Hokkaido, Japan
2019-03-01 08:50:41 7.0 Central Peru
ACTUALITÉS

04/02/2019

Les forages profonds peuvent-ils dé-clencher des tremblements de terre?

Les forages profonds peuvent-ils dé-clencher des tremblements de terre?

Plus d’une centaine de forages descendant à 400 mètres de profondeur ou plus (« forages profonds ») ont été effectués jusqu’ici en Suisse. Ils ont servi entre autres à explorer le sous-sol, que ce soit pour la construction de tunnels, l’utilisation de la géothermie, la recherche de sites de stockage final ou de matières premières, ou encore de nappes phréatiques ou de sources thermales. Dans le monde, leur nombre s’élève à des centaines de milliers. Jusqu’ici, on ne connaît pas de séismes ayant provoqué des dommages uniquement déclenchés par des forages profonds. La réponse simple à la question posée dans le titre est donc : de tels séismes sont extrêmement improbables sans autres interventions que ces forages dans le sous-sol. On documente cependant les microséismes provoqués par des forages profonds pour des magnitudes inférieures à 1. Un réseau sismique dense permet d’enregistrer de manière fiable de tels microséismes, et il est plus facile de constater s’ils sont en relation avec des forages profonds, ou s’ils sont d’origine naturelle.

Malgré le très grand nombre de forages profonds dans le monde entier, les données sismiques associées sont relativement rares. D’une part, cela provient du fait que la probabilité d’un tel séisme est très faible. D’autre part, de nombreux forages profonds s’effectuent dans des zones inhabitées. Des tremblements de terre éventuellement perceptibles ne sont donc pas perçus et encore moins signalés par la population. En de nombreux endroits, les séismes liés à ces forages ne sont d’ailleurs pas surveillés. Cela ne permet donc pas d’enregistrer de manière fiable de petits séismes induits. En Suisse, on peut citer quelques microséismes qui ont été documentés lors du cimentage du forage du projet de géothermie à Bâle. Le plus fort présentait une magnitude de 0.7, et a donc libéré une énergie 500 fois moindre qu’un tremblement de terre de magnitude 2.5, force à partir de laquelle les séismes peuvent en général être ressentis.

La raison physique pour laquelle les forages profonds peuvent occasionnellement provoquer des séismes est relativement bien comprise. Ces forages engendrent parfois des modifications locales de contrainte et de pression interstitielle dans la roche, qui peuvent en certains cas réactiver une faille tectonique précontrainte à proximité, et donc provoquer un séisme. De telles modifications de contrainte ne se produisent en général que dans les deux cas de figure suivants : premièrement, lorsque la couche forée présente de fortes pressions de fluide. Dans ce cas, ce fluide (liquide ou gaz) peut pénétrer dans certaines conditions dans le forage, en y provoquant une surpression qui généralement peut être éliminée de manière contrôlée. Une autre solution consiste à étanchéifier le forage à cette profondeur. Deuxièmement, lorsque le forage atteint une couche très perméable aux fluides, ou composée de roche fragile. Il se peut alors qu’une partie de la boue de forage ou du ciment pénètre dans la roche environnante. La boue de forage est nécessaire pour ramener les déchets d’abrasion du forage à la surface, et pour stabiliser le forage lors de l’avancement. Après le forage de chaque section, celle-ci est équipée d’un tubage cimenté, afin qu’elle reste accessible à long terme. La plupart du temps, les volumes de roche concernés par les modifications de contraintes restent limités. C’est pourquoi la probabilité d’activer une faille précontrainte importante, et donc de déclencher un séisme assez fort pour être ressenti, est exceptionnellement faible.

Dans son guide de gestion des séismes induits, le Service Sismologique Suisse (SED) à l’ETH Zurich ne recommande pas en général de surveillance sismique pour les forages profonds purs (p. ex. forages de reconnaissance). Toutefois, il peut être judicieux pour enregistrer des preuves et mieux distinguer entre sismicité naturelle et sismicité induite d’installer une station supplémentaire à proximité du site de forage. Actuellement, le SED densifie par exemple son réseau dans cette optique sur demande de la Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra), afin de surveiller des forages de reconnaissance dans le nord-est de la Suisse.

28/01/2019

Les séismes de l’année 2018 en Suisse

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l’ETH Zurich a enregistré l’année dernière plus de 900 séismes de magnitude comprise entre -0.2 et 4.1 en Suisse et dans les régions limitrophes. 25 avaient une magnitude de 2.5 ou plus, valeur à partir de laquelle les séismes sont en général ressentis par la population. C’est donc en tant qu’année d’activité sismique moyenne que 2018 entre dans l’histoire, mais elle nous apprend beaucoup de choses. En effet, même le plus petit séisme nous livre des informations précieuses sur le sous-sol et nous permet d’améliorer ainsi l’évaluation de futurs tremblements de terre.

Grâce au réseau national dense et ultrasensible de mesures sismiques, il est possible de détecter de très faibles tremblements de terre sur la majorité du territoire, et d’en traiter les données. Ces séismes nous montrent où se trouvent actuellement, et au cours des années, les failles actives ou moins actives, et nous ouvrent une fenêtre sur les processus de rupture, actifs loin sous nos pieds. Les ondes sismiques déclenchées par les séismes révèlent par ailleurs certaines propriétés du sous-sol qu’elles traversent. La vitesse à laquelle elles se propagent permet par exemple de tirer des conclusions sur les caractéristiques physiques de la roche à cet endroit. Les résultats contribuent à une évaluation plus précise de l’aléa ; c’est pourquoi les années sismiques relativement tranquilles peuvent également fournir des informations importantes.

Les séismes les plus forts et largement ressentis se sont produits le 17 janvier et le 1er février 2018, à proximité de la frontière, dans la vallée autrichienne du Klostertal (Montafon). Ces deux séismes ont atteint une magnitude de 4.1. Le plus fort séisme sur le territoire suisse, d’une magnitude de 3.2, s’est produit le 23 août en Valais, près des Dents de Morcles. Le SED a reçu quelque 400 messages de personnes ayant ressenti ce tremblement de terre, surtout en provenance de la vallée du Rhône dont le sous-sol meuble amplifie notoirement les secousses. D’autres séismes parfois clairement ressentis par la population se sont produits, entre autres, près de Châtel-St-Denis dans le canton de Fribourg les 15 et 16 mai (magnitude 3.1 et 2.9), près de Martigny dans le canton du Valais le 3 novembre (magnitude 2.9) et près de Fribourg le 29 décembre (magnitude 2.9). Seuls les tremblements de terre du Klostertal ont provoqué de petits dommages, notamment des fissures dans des façades.

En outre, quelques essaims sismiques remarquables se sont produits l’année écoulée. De nombreux séismes se sont ainsi produits pendant une période assez longue, sans que l’on puisse reconnaître une séquence classique de ce que l’on nomme des précurseurs, le séisme principal et des répliques. On peut citer une série de tremblements de terre au nord-est de St-Léonard, près de Sion, dans le canton du Valais. Cette séquence est associée à une faille sur laquelle on observe depuis 2014 des phases renouvelées d’activité sismique. Elle fait vraisemblablement partie de la faille Rhône-Simplon, qui paraît se diviser en différents segments dans cette zone. Une autre séquence sismique notoire s’est produite dans la région du point triple frontalier entre l’Italie, la France et la Suisse, à l’est du massif du Mont-Blanc. Le SED a localisé dans cette région l’année dernière une centaine de séismes de magnitude comprise entre 0 et 2.2.

Dans l’ensemble, l’activité sismique principale a été observée, en 2018 comme les années précédentes, en Valais, dans les Grisons et dans la région située le long du front alpin. Malgré cette concentration, on observe dans la durée qu’il n’y a pas dans le pays de régions qui ne subissent pas de séismes. En moyenne et à long terme, il se produit en Suisse, pays de tremblements de terre, un séisme de magnitude 6 ou plus tous les 50 à 150 ans, avec de lourdes conséquences.

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17/01/2019

Une expérience permet d’étudier l’efficacité de la séquestration du CO2 dans une roche faillée

Une expérience permet d’étudier l’efficacité de la séquestration du CO2 dans une roche faillée

Pour atteindre les objectifs ambitieux de l’ONU sur les changements climatiques, il ne suffit pas de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Une option complémentaire consiste à capturer le CO2 directement lors de la production industrielle ou dans l’atmosphère, et de le séquestrer durablement dans le sous-sol profond. Ces « émissions négatives » ne peuvent cependant être obtenues que si le CO2 capturé reste stocké pour des siècles. Une fois injecté dans le réservoir, le CO2 pourrait s’échapper de deux manières : le long d'une forage existante, ou à travers des zones faillées de la roche. Une couverture rocheuse supérieure intacte est importante pour étanchéifier le réservoir. Les zones faillées de la roche de couverture, pouvant être activées par l’injection, influencent non seulement l’efficacité à long terme de la séquestration du CO2, mais peuvent également être le siège de séismes.

Aujourd’hui, les processus physiques et chimiques qui jouent un rôle dans l’échappement du CO2 à travers les zones faillées ne sont pas totalement compris. L’influence des injections de CO2 sur les déformations de la roche et sur les interactions chimiques pouvant déclencher un séisme n’est pas non plus très claire. En outre, on ne sait que peu de choses sur les conditions spécifiques du sous-sol suisse. Cela rend actuellement difficile de juger dans quelle mesure la séquestration de CO2 dans le sous-sol pourrait être une option envisageable dans notre pays. Pour ces raisons, les scientifiques du Service Sismologique Suisse à l’ETH de Zurich et du SCCER-SoE mènent une expérience, en collaboration avec le Département de génie mécanique et des procédés et l’Institut de géophysique de l’ETH de Zurich, ainsi que Swisstopo et l’EFPL. Cette expérience, qui se déroule au laboratoire souterrain du Mont Terri, fait partie du projet ELEGANCY, financé par la Commission européenne et l’Office fédéral de l’énergie.

Les scientifiques étudient comment la roche faillée réagit à la migration de CO2, dans quelles conditions la sismicité induite apparaît et comment un tel réservoir peut être surveillé au mieux. Pour ceci, ils vont injecter de faibles quantités d’eau salée enrichie en CO2 dans un forage qui traverse une petite zone faillée. Pour déterminer comment la roche fissurée réagit au CO2 dans cette zone, ils vont observer la stabilité de la roche et étudier les relations entre les mouvements de cisaillement, la pression interstitielle et les chemins d’écoulement. Des capteurs sismiques actifs et passifs vont surveiller les modifications des vitesses sismiques à proximité de l’injection, et détecter d’éventuels microséismes avec des magnitudes inférieures à zéro.

Contrairement à un grand projet de stockage opérationnel de CO2, cette expérience étudie les processus en jeu avec seulement de petites quantités d’eau salée enrichie en CO2. Malgré cela, les résultats obtenus vont contribuer à mieux comprendre les processus qui impactent les mouvements du CO2 à travers les zones faillées. Ainsi, l’expérience apporte également une contribution à une meilleure caractérisation des sites. Dans le monde, une vingtaine de projets de séquestration de CO2 sont déjà exploités, chacun capturant jusqu’à trois millions de tonnes de CO2 par an. D’autres sont en projet. En Suisse, aucun projet de séquestration du CO2 n’est actuellement prévu.

En savoir sur le projet ELEGANCY :

www.sintef.no/elegancy/

www.sccer-soe.ch/research/pilots-demos/elegancy/

29/12/2018

Faible séisme près de Fribourg

Faible séisme près de Fribourg

Le 29 décembre à 9:30, un tremblement de terre de magnitude 2.9 s'est produit  entre Fribourg et Guin. L’événement a été bien ressenti dans ces deux municipalités, mais le Service Sismologique a aussi reçu des témoignages d’autres communes, dans un rayon de 15 km environ. Il ne faut pas s’attendre à des dégâts pour un séisme de cette magnitude.

La région de Fribourg est bien connue pour ses séismes faibles et superficiels. Plusieurs ont été enregistrés ces dernières années, la plupart trop faibles cependant pour être ressentis par la population locale.

THÈMES

Séismes

Au secours, la terre tremble !

Au secours, la terre tremble !

Les séismes ne peuvent être évités. Cependant il est possible de limiter les dommages éventuels par des moyens relativement simples. Informez-vous du comportement à adopter, pendant et après un fort tremblement de terre.

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Savoir

La Suisse des tremblements de terre

La Suisse des tremblements de terre

En Suisse, il se produit entre 1'000 et 1'500 séismes par an. La population ne ressent effectivement que 10 à 20 séismes par an. Ces derniers présentent en général des magnitudes de 2.5 ou plus. En moyenne à long terme, on observe chaque année 23 séismes d’une magnitude égale ou supérieure à 2.5. Voulez-vous en savoir plus sur les dangers naturels présentant le plus grand potentiel de dommages en Suisse ?

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Alertes

Bien informé en continu

Bien informé en continu

Vous désirez être en permanence au courant ? Vous trouverez ici une vue d'ensemble de l'offre d'informations du Service Sismologique Suisse (SED).

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Savoir

Aléa sismique

Aléa sismique

Les séismes sont en Suisse le danger naturel pouvant provoquer le plus de dommages. Jusqu’à présent, il est impossible de les prédire de façon fiable et de les éviter. Grâce à des recherches intensives cependant, on connaît désormais la fréquence et l’intensité à laquelle la terre pourrait trembler à l’avenir à des endroits précis. Différentes cartes vous permettent de découvrir, par le biais de notre outil en ligne interactif, la probabilité de certains tremblements de terre en Suisse.

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Recherche et enseignement

Domaines de recherche

Domaines de recherche

On nous demande souvent ce que font les collaborateurs du SED lorsque la terre ne tremble pas. La réponse est simple : ils se consacrent à la recherche. On peut souligner différents domaines de recherche, qui décrivent succinctement les activités scientifiques centrales du SED.

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Qui sommes nous

Service Sismologique Suisse (SED)

Service Sismologique Suisse (SED)

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l'ETH de Zurich est l’institution fédérale compétente en matière de tremblements de terre. Le SED est responsable de l’observation et de l’étude des tremblements de terre en Suisse et dans les régions limitrophes. En cas de tremblement de terre, le SED informe le public, les autorités et les médias sur la localisation, la magnitude et les effets possibles. Les activités du SED sont intégrées dans le programme de mesures pour la mitigation des séismes de la Confédération.

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Séismes

Surveillance des séismes

Surveillance des séismes

10 à 20 fois par an, on perçoit, on entend ou on lit que des séismes se produisent en Suisse. La plupart des tremblements de terre enregistrés par le Service Sismologique ne sont cependant pas ressentis par la population. Ils se situent sous la limite de perception et ne peuvent être détectés que par des instruments de mesure sensibles. Le Service Sismologique suisse exploite un réseau de stations de mesure avec plus de 150 stations sismiques réparties sur tout le territoire national.

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Recherche et enseignement

Produits et logiciels

Produits et logiciels

Vous pouvez accéder aux données sismiques et à différents logiciels dans la rubrique Produits.

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