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Service Sismologique Suisse (SED)

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l'ETH de Zurich est l’institution fédérale compétente en matière de tremblements de terre. Ses activités sont intégrées dans le programme de mesures pour la mitigation des séismes de la Confédération.

Séismes ressentis en Suisse

Heure locale
Mag.
Localité
Ressenti?
2018-07-21 00:20 2.6 Zermatt VS Légèrement ressenti
2018-07-08 16:00 2.1 Santa Maria GR Probablement pas ressenti
2018-07-03 08:58 3.1 Mont-Cenis F Légèrement ressenti

Séismes récents

Heure locale
Magnitude
Localité
2018-07-22 18:59 1.5 Freiburg im Breisgau D
2018-07-22 18:57 1.7 Zinal VS
2018-07-22 16:13 1.4 Binn VS
2018-07-22 10:37 1.5 Colmar F

Compteur de séismes Suisse

depuis
01.01.2018 
000

Séismes récents magnitude 4.5 ou supérieure

Heure UTC
Magnitude
Localité
2018-07-22 10:08:05 5.8 IRAQ
2018-07-22 10:07:31 5.8 WESTERN IRAN
2018-07-20 03:31:31 5.0 Poland
2018-07-17 13:05:06 4.6 Albania
2018-07-15 07:11:01 4.6 WESTERN IRAN
2018-07-13 12:42:41 4.7 Crete, Greece
2018-07-08 20:32:15 4.5 Central Mediterranean Sea
2018-07-05 21:39:04 4.6 Greece
2018-07-04 19:45:40 4.6 DEAD SEA REGION
2018-07-04 09:01:08 5.0 Albania
2018-07-02 04:10:26 5.0 Svalbard, Norway, region
2018-06-26 22:20:33 4.5 AZERBAIJAN
2018-06-26 17:57:06 4.7 WESTERN IRAN

Séismes récents magnitude 6 ou supérieure

Heure UTC
Magnitude
Localité
2018-07-19 18:30:33 6.0 New Britain, Papua New Guinea, region
2018-07-19 14:16:26 6.0 Alaska Peninsula, United States
2018-07-15 13:09:16 6.0 Eastern Gulf of Aden
2018-07-15 01:57:19 6.0 Eastern Gulf of Aden
2018-07-13 09:46:49 6.4 Vanuatu Islands
2018-07-12 06:50:05 6.3 South of Fiji Islands
2018-07-08 21:04:46 6.4 New Ireland region, Papua New Guinea
2018-07-06 01:40:08 6.1 Near east coast of Kamchatka Peninsula, Russia
ACTUALITÉS

18/07/2018

C’est le grand départ... vers une région sismique?

C’est le grand départ... vers une région sismique?

Enfin, voilà les grandes vacances. L’hébergement est réservé, les valises sont faites, et vous avez passé les contrôles de sécurité à l’aéroport. Il ne peut plus rien vous arriver! Comme de nombreux voyageurs, vous vous êtes préparé aux éventuels désagréments des vacances: piqûres de moustiques, voleurs à la tire ou chaleur tropicale. Votre bombe anti-moustique est à portée de main, vous avez pris une assurance contre le vol et réservé une chambre climatisée. Mais avez-vous pensé un seul moment aux tremblements de terre, qui certes surviennent moins fréquemment que les ennuis cités plus haut, mais qui peuvent tout autant gâcher vos vacances.

Prendre certaines précautions peut également vous aider en cas de séisme. Informez-vous avant le voyage pour savoir si votre destination se trouve dans une région particulièrement menacée (voir régions sismiques). L’Italie, la Grèce et la Turquie sont parmi les destinations estivales les plus prisées des Suisses, et ces régions présentent un aléa sismique supérieur à celui que nous connaissons dans notre pays. Cela s’applique également à d’autres destinations appréciées comme la Nouvelle-Zélande, la Californie ou Bali, qui se situent toutes sur la « ceinture de feu » particulièrement menacée, où se produisent 90 % de tous les tremblements de terre. Si vous partez pour une de ces régions, il pourrait être judicieux de tenir compte des conseils suivants.

Les tremblements de terre se produisent sans signes avant-coureurs, il est donc utile de savoir à l’avance comment réagir le cas échéant. La recommandation principale, que ce soit en Suisse ou ailleurs, est la suivante: se mettre à l’abri. Que ce soit sous une table robuste ou bien en se protégeant la tête avec l’oreiller dans le lit. La plupart des blessures lors d’un séisme découlent des chutes d’objets en provenance des étagères, du plafond ou des murs. Si vous courez dans tous les sens sous l’effet de la panique, vous augmentez le danger d’être touché par un tel objet. Par ailleurs, pendant un fort séisme, il est très difficile de garder l’équilibre. On est donc particulièrement heureux de pouvoir se tenir à quelque chose qui vous apporte une protection (c’est ce qui est arrivé au directeur du Service Sismologique, comme vous pouvez le voir dans l’émission « Einstein » de la SRF ci-après).

Comme souvent, il y a également des exceptions. Si vous êtes en bordure de côte, la meilleure option est de courir vers l’intérieur des terres en raison de la possibilité d’un tsunami consécutif. Les habitants de l’Alaska ont adopté la règle empirique suivante: si le tremblement de terre est assez fort pour te faire chanceler, cours vers la colline la plus proche. C’est la même chose si vous vous trouvez à proximité d’une sortie vers l’extérieur. Si vous êtes déjà dehors, restez-y en vous tenant à bonne distance des bâtiments. Vous trouverez des recommandations complètes de comportement ici. La bonne réaction en cas de séisme dépend donc fortement des conditions (quel type de tremblement de terre, quel bâtiment, à quel endroit se trouve-t-on, etc.)

Les sismologues trouvent donc difficile d’exprimer des recommandations générales sans provoquer des peurs disproportionnées. La meilleure protection contre les séismes reste un type de construction adapté. Cependant, même les experts n’arrivent pas à juger d’un seul coup d’œil le niveau de sécurité sismique d’un bâtiment. Ce ne peut donc pas être un critère pour le choix d’un hébergement. Toutefois, plus un bâtiment est récent, plus il est censé avoir été construit selon les dernières normes de construction et donc avec une approche parasismique. Dans certaines circonstances, une demande adressée au propriétaire du logement ou à l'organisateur de voyages peut apporter clarté.

Dès que les secousses sont terminées, il faut quitter les bâtiments très endommagés, tout en se méfiant des chutes d’objets comme des tuiles ou des câbles électriques endommagés. Après un séisme relativement important, il faut s’attendre dans tous les cas à des répliques plus ou moins fortes pouvant provoquer d’autres dommages. Par principe, il faut respecter les directives des autorités locales.

Pour ceux qui désirent prendre les précautions nécessaires, la page suivante liste les recommandations de ce qu’il faut faire avant des séjours de courte ou de longue durée. Toutes les informations peuvent être téléchargées sous la forme d’une fiche technique.

Et pour finir, n’oubliez pas que si les séismes sont une réalité, le risque d’être touché reste extrêmement faible même dans les régions sismiques. Si vous partez par exemple pour la Californie, il s’élève à 1/1'000'000 par an. La circulation routière y est donc bien plus dangereuse, car la probabilité de subir un accident grave s’élève environ à 11/11'428. C’est pourquoi profitez de vos vacances, en vous rappelant qu’une bonne préparation vous aidera en ce sens!

16/05/2018

Deux séismes près de Châtel-St-Denis

Deux séismes près de Châtel-St-Denis

Un premier séisme de magnitude 3.1 s’est produit mardi 15 mai à 17.30 (heure locale) près de Châtel-St-Denis (FR) à une profondeur d’environ 5 km.

La première secousse a surtout été ressentie dans les alentours de Châtel-St-Denis et jusqu’à Vevey. A cause de la faible profondeur de ce séisme, les témoignages sont venus en nombre de la région épicentrale, mais leur nombre a rapidement diminué avec l’éloignement. Il ne faut pas s’attendre à des dégâts pour un séisme de cette magnitude. Cette région n’a pas connu ces dernières années de secousses ressenties par la population, comme c’est p. ex. le cas, plus à l’est, pour la région de Château-d’Oex. Il n’existe pas de lien entre la secousse de Châtel-St-Denis et les séismes de Château-d’Oex.

Un second séisme s’est produit mercredi 16 mai 2018 à 11.32. La magnitude de 2.9 était légèrement inférieure. L’épicentre (à environ 2 km au sud-ouest de Châtel-St-Denis) était le même que celui de la veille, mais la secousse semble s’être produite encore plus près de la surface.

05/05/2018

Lancement réussi de la mission InSight sur Mars

Lancement réussi de la mission InSight sur Mars

La fusée de la NASA, embarquant l’atterrisseur InSight a quitté notre planète le 5 mai 2018. InSight s’est séparé du lanceur environ une heure et demie après la mise à feu en direction du sud depuis Vandenberg (Californie), puis a mis le cap sur Mars. L’atterrisseur arrivera le 26 novembre 2018 sur la Planète rouge après un voyage de six bons mois et de 485 millions de kilomètres. InSight sera la première mission permettant d’observer ce qui se passe loin sous la surface et d’étudier les entrailles de la planète en mesurant ses émissions de chaleur et en écoutant les tremblements de Mars.

Pour cet objectif de mesure des séismes, l’atterrisseur InSight va déposer le sismomètre « SEIS » sur la surface. Dès que des données de SEIS arriveront à l’ETH Zurich, les sismologues du Service Sismologique Suisse (SED) et du groupement Sismologie et Géodynamique (SEG) vont les traiter dans le cadre de leurs travaux de routine. Avec un seul sismomètre, ce ne sera pas une mission simple. A la différence de la Terre, où les sismologues peuvent compter sur de nombreuses stations pour déterminer l’origine d’une secousse, ils vont manquer de points de référence sur Mars. Pour cette raison ils veilleront tout spécialement à tirer le maximum d’informations même des plus faibles signaux de possibles séismes, d’impacts de météorites ou encore de petites tornades. Les collaborateurs du service des séismes martiens combinent pour ceci les méthodes que l’on utilisait dans les premiers temps de la sismologie, lorsqu’il n’y avait encore que quelques sismomètres sur la Terre, avec des procédures analytiques modernes pour la localisation des évènements.

Grâce aux résultats de la mission InSight, les scientifiques espèrent pouvoir apporter des réponses à l’une des questions fondamentales de la planétologie et de l’astrophysique. On souhaite pouvoir mieux comprendre les processus qui ont mené, il y a plus de quatre milliards d’années, à la création des planètes telluriques du système solaire interne (y compris la Terre).

Pour en savoir plus sur la mission InSight et les activités a l’ETH Zurich, visitez www.insight.ethz.ch

Voyez le lacement

26/04/2018

Anthropogène ou non ? Etude du séisme de magnitude 5.5 à Pohang en Corée du Sud

Anthropogène ou non ? Etude du séisme de magnitude 5.5 à Pohang en Corée du Sud

Un article récemment publié dans Science, rédigé par une équipe du Service Sismologique Suisse à l’ETH de Zurich ainsi que par des collaborateurs du groupe Engineering Geology à l’ETH, du GFZ de Potsdam et de l’Université de Glasgow, explore les relations possibles entre un séisme de magnitude 5.5 en Corée du Sud et un projet géothermique situé à proximité. Environ 80 personnes ont été blessées à la suite de ce tremblement de terre qui s’est produit le 15 novembre 2017, et qui a provoqué des dommages à de nombreux bâtiments dans la ville de Pohang. S’il devait se révéler anthropogène, il s’agirait du plus grand séisme connu associé à l’exploitation de l’énergie géothermique profonde.

Les sismogrammes des séismes induits ne peuvent généralement pas être distingués de ceux des séismes naturels. C’est pourquoi les recherches doivent se pencher sur toute une série d’indicateurs, en tenant compte de la localisation des séismes, de leur profondeur et de l’historique des activités de stimulation effectuées dans le sous-sol. En analysant les formes d’ondes continues disponibles publiquement et les données géodésiques des satellites, cet article contribue à la compréhension de la nature du phénomène.

L’étude montre que la secousse principale et les répliques les plus importantes se sont produites à 2 km ou moins du site géothermique. De plus, elles sont situées à moins de 1.5 km de distance d’un séisme induit qui s’est produit en avril 2017 pendant l’une des opérations de stimulation souterraine. Ces localisations sont confirmées par une étude coréenne qui a été publiée simultanément dans Science. En général, plus une séquence sismique est proche d’un site géothermique et d’activités sismiques antérieures liées, et plus elle se produit rapidement après des interventions dans le sous-sol, plus elle aura de chance d’être induite. La secousse principale et les 46 répliques détectées entre le 15 et le 30 novembre 2017 se sont toutes produites à une profondeur de 3 à 7 km. De telles profondeurs sont inhabituellement faibles en comparaison avec les séismes naturels enregistrés précédemment dans cette zone. L’analyse des données satellite montre que la secousse principale a provoqué un déplacement permanent de la surface terrestre jusqu’à 4 cm, et que la faille activée, qui était inconnue jusque-là, est une faille chevauchante très inclinée et peu profonde, qui passe directement sous la section inférieure du forage.

L’ensemble de ces indices permet de conclure qu’une relation entre le séisme de magnitude 5.5 en Corée du Sud et le projet géothermique à proximité est plausible. Toutefois, la secousse principale s’est produite environ deux mois après les dernières activités de stimulation. Jusqu’ici, il n’existe pas de modèle quantitatif reliant les activités d’injection et l’occurrence de cet évènement. Le gouvernement coréen a missionné une commission d’experts indépendante pour examiner tous les éléments de preuve et évaluer si l’évènement a été déclenché ou induit par les activités de stimulation proches. Selon nous, la commission va (ré)analyser tous les modèles et données disponibles, y compris les données microsismiques, les volumes d’injection, les pressions dans le réservoir ainsi que des données hydrologiques et géologiques détaillées, essentielles pour comprendre la relation entre les opérations d’injection et la séquence sismique.

En novembre 2017, le Service Sismologique Suisse (SED) à l’ETH de Zurich a informé pour la première fois le public (voir SED news) du séisme de Pohang dans le contexte d’un rapport sur les bonnes pratiques pour la sismicité induite. Dans le même temps, Geo-Energie Suisse SA a informé le canton du Jura, où un permis de construction a été demandé pour l’unique projet de géothermie profonde de type EGS (Enhanced Geothermal System) en Suisse. Par voie de conséquence, le canton a demandé à Geo-Energie Suisse SA d’évaluer les implications potentielles pour le projet géothermique envisagé à Haute-Sorne. Une compréhension approfondie des événements de Pohang est cruciale pour pouvoir à l’avenir produire de manière sûre et durable l’énergie géothermique.

THÈMES

Séismes

Au secours, la terre tremble !

Au secours, la terre tremble !

Les séismes ne peuvent être évités. Cependant il est possible de limiter les dommages éventuels par des moyens relativement simples. Informez-vous du comportement à adopter, pendant et après un fort tremblement de terre.

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Savoir

La Suisse des tremblements de terre

La Suisse des tremblements de terre

En Suisse, il se produit entre 1'000 et 1'500 séismes par an. La population ne ressent effectivement que 10 à 20 séismes par an. Ces derniers présentent en général des magnitudes de 2.5 ou plus. En moyenne à long terme, on observe chaque année 23 séismes d’une magnitude égale ou supérieure à 2.5. Voulez-vous en savoir plus sur les dangers naturels présentant le plus grand potentiel de dommages en Suisse ?

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Alertes

Bien informé en continu

Bien informé en continu

Vous désirez être en permanence au courant ? Vous trouverez ici une vue d'ensemble de l'offre d'informations du Service Sismologique Suisse (SED).

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Savoir

Aléa sismique

Aléa sismique

Les séismes sont en Suisse le danger naturel pouvant provoquer le plus de dommages. Jusqu’à présent, il est impossible de les prédire de façon fiable et de les éviter. Grâce à des recherches intensives cependant, on connaît désormais la fréquence et l’intensité à laquelle la terre pourrait trembler à l’avenir à des endroits précis. Différentes cartes vous permettent de découvrir, par le biais de notre outil en ligne interactif, la probabilité de certains tremblements de terre en Suisse.

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Recherche et enseignement

Domaines de recherche

Domaines de recherche

On nous demande souvent ce que font les collaborateurs du SED lorsque la terre ne tremble pas. La réponse est simple : ils se consacrent à la recherche. On peut souligner différents domaines de recherche, qui décrivent succinctement les activités scientifiques centrales du SED.

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Qui sommes nous

Service Sismologique Suisse (SED)

Service Sismologique Suisse (SED)

Le Service Sismologique Suisse (SED) à l'ETH de Zurich est l’institution fédérale compétente en matière de tremblements de terre. Le SED est responsable de l’observation et de l’étude des tremblements de terre en Suisse et dans les régions limitrophes. En cas de tremblement de terre, le SED informe le public, les autorités et les médias sur la localisation, la magnitude et les effets possibles. Les activités du SED sont intégrées dans le programme de mesures pour la mitigation des séismes de la Confédération.

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Séismes

Surveillance des séismes

Surveillance des séismes

10 à 20 fois par an, on perçoit, on entend ou on lit que des séismes se produisent en Suisse. La plupart des tremblements de terre enregistrés par le Service Sismologique ne sont cependant pas ressentis par la population. Ils se situent sous la limite de perception et ne peuvent être détectés que par des instruments de mesure sensibles. Le Service Sismologique suisse exploite un réseau de stations de mesure avec plus de 150 stations sismiques réparties sur tout le territoire national.

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Recherche et enseignement

Produits et logiciels

Produits et logiciels

Vous pouvez accéder aux données sismiques et à différents logiciels dans la rubrique Produits.

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