Sismicité de la région

L’hypothèse selon laquelle les zones qui présentent une sismicité naturelle faible sont également des zones moins susceptibles de réagir à de hauts niveaux de sismicité induite, voire que les secousses qui s’y déclencheront seront de magnitude plus faible, procède de l’intuition. Dans Evans et al. (2012), on peut lire qu’en se fondant sur une base de données européenne, il est possible de constater que les zones moins marquées par des catastrophes sismiques (catégorie définie arbitrairement en prenant une accélération maximale du sol (PGA) < 0,08) sont également celles où les magnitudes observées sont les plus faibles. Afin d’étudier cette relation potentiellement très importante, nous avons mis à jour la base de données mentionnée dans Evans et al. (2012) en y ajoutant des données non européennes. En consultant la figure 114, on constate que ces données additionnelles invalident l’hypothèse selon laquelle les régions présentant une faible accélération maximale du sol (PGA) connaissent aussi des secousses de magnitude plus réduite.